Kindia : la discussion comme moyen de lutte contre les violences en milieu scolaire

En Guinée, de nombreuses violences peuvent parfois survenir dans les écoles. Souvent considérées comme mineures, ces violences passent sous silence par les victimes et les autorités scolaires. Pour lutter contre le phénomène et amener les victimes à briser le silence, dix clubs de discussion ont été créés dans dix écoles par la Fédération Mounanfanyi de Kindia (FMK). Le collège Tafory de Kindia est l’un d’entre eux.

« Nous sommes là pour lutter contre les violences en milieu scolaire. Nous organisons des clubs de discussions pour échanger avec des gens, voir les difficultés qui sont là, parler avec eux pour éviter les violences à l’école. En cas de violence, on essaie de parler, voir la partie qui a tort et celle qui a raison pour concilier les positions. Après, il y aura des sanctions à donner par la direction si nécessaire », explique Mariama Bilguissou Baldé, élève en 9e année et présidente du Club de discussion du Collège Tafory.

L’initiative se veut de protéger les élèves des violences en milieu scolaire. Mis en place par la Fédération Mounanfanyi de Kindia (FMK), le club de discussion du Collège Tafory compte dix membres. Dirigé par une présidente, il compte aussi un vice-président et une secrétaire.

Mariama Bilguissou Baldé, élève en 9e année, est la présidente du Club de discussion du Collège Tafory. Crédit photo : Elisabeth Zézé Guilavogui / Génération qui ose

Bien que ce club soit fréquenté par plusieurs élèves, notamment les filles victimes des violences en milieu scolaire, il rencontre des difficultés dans certains cas. « On peut rencontrer parfois des accusés qui sont plus forts que nous. Nous avons des difficultés vraiment. Mais avec l’aide de la direction, nous pouvons travailler avec eux », nous confie-t-elle.

Tout en invitant tous les acteurs scolaires à réduire les violences en milieu scolaire, Mariama Bilguissou Baldé compte poursuivre sa lutte. « Mes ambitions dans le futur, c’est de lutter contre les violences en milieu scolaire, empêcher toutes ces violences à l’école. Parce qu’on dit que l’école est un lieu d’apprentissage et non un lieu où on fait des violences », souligne la jeune élève.

Elisabeth Zézé Guilavogui
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