Leadership féminin : pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19“, c’est le thème retenu cette année par les Nations-Unies pour la célébration de la Journée internationale des droits des femmes. Comme depuis 1977, l’humanité a commémoré cette journée internationale ce lundi 8 mars 2021.

En Guinée, en raison de la pandémie du Covid-19 et du virus Ebola, les autorités ont reporté la commémoration officielle de cette journée à une date ultérieure. Toutefois, quelques activités ont été menées pour marquer symboliquement cette journée.

Le Collectif Guinéennes du 21ème siècle, en collaboration avec d’autres organisations de la société civile guinéenne, a organisé un marathon à l’école Sainte Marie de la Bellevue, à Conakry, dans l’après-midi de ce lundi. Ce marathon a été suivi par une causerie sur les droits des femmes en Guinée.

Pendant ce marathon dénommé #1Km1Droit, les activistes arboraient des tissus blancs sur lesquels étaient mentionnés des messages forts de sens : Droit à l’éducation ; Droit l’emploi ; Stop au harcèlement ; Égalité homme femme ; Égalité Salariale ; Stop au viol ; Stop aux discriminations ; Stop au viol des enfants ; Stop à l’excision ; Droit au planning familial ; Égalité des droits ; Stop à la mortalité maternelle ; Stop aux mariages précoces ou encore Droit à des accouchements humanisés.

« Le marathon un kilomètre, un droit, c’est que chacun vienne courir pour un droit. Vous avez vu les différents messages. Chacun choisisse le droit pour lequel il veut lutter, pour lequel il se batte et que la personne marche pour ce droit-là », a expliqué Mariama Diallo, la présidente du Collectif Guinéenne du 21ème siècle.

Selon elle, « à la base c’était une journée pour rendre hommage à ses femmes, à ses enfants, à ses petites jeunes-filles qui se trouve dans les villages reculés et qui marche des kilomètres pour aller trouver de l’eau, pour aller à l’école.  A la base on rendait hommages à toutes ces personnes qui vivent dans des conditions extrêmement difficiles, pour que l’Etat, les gouvernant puisse faire face, puisse aider ces gens-là pour avoir des meilleures conditions de vie ».

Sur les 365 jours de l’année, c’est une journée qui est dédiée aux droits des femmes. Une chose que regrette Diarraye Bah, directrice du bureau exécutif de l’ONG Mon enfant, Ma vie. Toutefois, elle salue le fait qu’il y ait une journée qu’on prend pour parler des sujets relatifs aux droits des femmes mais qui sont moins abordés. « Je pense que ce n’est pas à l’occasion d’une seule journée qu’on devrait parler de tous ces sujets-là. Mais, c’est toujours bien d’avoir une journée spéciale pour parler de tout cela », a-t-elle laissé entendre.

Sur la situation des droits des femmes en Guinée, Mariama Diallo, du Collectif Guinéenne du 21ème siècle, trouve que c’est « toujours compliqué malheureusement », regrette-elle, avant de souligner que le « le plus important, c’est qu’on est en train de faire ce qu’on doit faire (…) On essaie de ne pas lâcher le combat ».

Lors de la causerie sur les droits des femmes, une intervenante pense qu’il faut sensibiliser la société. « Dire à la société que si quelqu’un viole, il sera sanctionné (…) Quelque soit la faute, il mérite une sanction », a-t-elle lancé dans la foulée. Un avis largement partagé par les autres femmes réunies pour la circonstance.

Selon le médecin légiste Pr Hassan Bah, son service a enregistré en 2020, 367 cas de viols dont 181 sur des mineures et 28 cas d’inceste. Et malheureusement, le phénomène continue sa folle progression, car en moins de trois mois déjà – pour l’année 2021 – 107 violences sexuelles ont été enregistrées par les autorités. Pendant une enquête menée par les équipes du Pr Hassan Bah, en collaboration avec des psychologues, elles ont découvert que 50% des auteurs de viols en Guinée n’avaient aucun problème mental et 35% d’autres étaient sous l’effet de l’alcool ou de la drogue.

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